Le Cinéma, cent ans de jeunesse – 2016/2017

Dispositif « Le cinéma, cent ans de jeunesse »
Intervenante : Lisa Lucciardi
Enseignant : Norbert Diaz / Catherine Dupuis
Public : Première bac pro gestion et administration
Partenaire : Cinéma Jean Renoir, Martigues / Cinémathèque Française, Paris
Lieu : Lycée Charles Mongrand, Port de Bouc
Date : année scolaire 2016/2017

Question de Cinéma : Le Jeu

Cet atelier s’inscrit dans le cadre du dispositif « Le cinéma, cent ans de jeunesse », créé en 1995 par la Cinémathèque française. Ce dispositif permet de vivre une expérience de cinéma alliant découverte des films et pratique du cinéma. En France, mais aussi dans plusieurs autres pays, des ateliers se déroulent de septembre à juin, autour d’une même question de cinéma. Chaque groupe est co-animé par un enseignant et un professionnel du cinéma, et travaille la question de l’année. Cette année, la thématique de travail était le jeu, vu en tant que paramètre de la création cinématographique.

Lisa Lucciardi a mené un atelier de réalisation collectif qui a abouti à la réalisation d’un film-essai. L’atelier s’est déroulé sur 50 heures de septembre à mai, dont deux journées de tournage à Fos-sur-Mer et Carro pour la réalisation du film-essai L’Entrevue. Le film a ensuite été projeté à la Cinémathèque française dans le cadre des journées de restitution « À nous le cinéma » en juin 2017.

La comédie musicale, théâtre des sentiments

Intervenant : Elise Tamisier
Public : patients de l’AP-HM
Partenaire : Cinéma L’Alhambra, AP-HM
Dates : septembre à décembre 2017

Un atelier de sensibilisation au cinéma a été mené auprès d’un groupe de patients en psychiatrie de l’AP-HM. Une dizaine de séances ont eu lieu au cinéma L’Alhambra, à Marseille, autour d’un ensemble de films et d’extraits de films. Les participants se sont essayé à la mise en scène, au montage avec la table mash up, ainsi qu’à la sonorisation d’un extrait de West Side Story.

Résidence n°1 – Lycée professionnel Charles Mongrand 2016/2017

capture-decran-20Résidence n°1 – Lycée professionnel Charles Mongrand 2016/2017

Les résidences de la Compagnie d’avril réunissent dans l’établissement partenaire un artiste, un chercheur, une équipe encadrante et un public. L’artiste impliqué mène des ateliers de création collective avec le public et le chercheur étudie en fonction de sa spécialité les mécanismes de transmission à l’œuvre ou de manière plus large les effets de cette transmission. Chaque résidence donne lieu à une édition et un rendu public des travaux de recherche scientifique et artistique.

La première édition des résidences de la Compagnie d’Avril est soutenue par la fondation Berger-Levrault. Créée en 2009, la Fondation Berger-Levrault a pour vocation le soutien de projets éducatifs et culturels ayant un lien avec le service public ou de projets de recherche et de préservation du patrimoine public. La Fondation Berger-Levrault est placée sous l’égide de la Fondation de France.

La résidence se déroule durant le temps d’Accompagnement Personnalisé (AP) d’élèves de premières Gestion Administration (12 élèves). L’équipe encadrante est composée d’une enseignante de lettres/histoire et géographie, Catherine Dupuis, et un enseignant de mathématiques et physique/chimie, Norbert Diaz.

Atelier encadré par Lisa Lucciardi, vidéaste et photographe
L’atelier proposé s’inscrit dans le cadre du dispositif « Le cinéma, cent ans de jeunesse », créé en 1995 par la Cinémathèque française. Ce dispositif permet de vivre une expérience de cinéma alliant découverte des films et pratique du cinéma. En France, mais aussi dans plusieurs autres pays, des ateliers se déroulent de septembre à juin, autour d’une même question de cinéma. Chaque groupe est co-animé par un enseignant et un professionnel du cinéma, et travaille la question de l’année. La thématique de l’année, choisie par la Cinémathèque française est le jeu comme paramètre de la création cinématographique. Au sein de résidence, Lisa Lucciardi mènera un atelier de création collective avec les élèves qui aboutira à la réalisation d’un film essai. Le film sera projeté à la Cinémathèque française dans le cadre du dispositif « Le Cinéma, Cent ans de jeunesse » en juin 2017.

Recherche menée par Elise Tamisier, doctorante en sciences de l’éducation
Elise Tamisier effectue sa thèse dans le domaine des sciences de l’éducation, sous la direction de Gilles Boudinet (laboratoire ECP – Lyon 2) et Julie Delalande (Université de Caen). En amont de la résidence, la doctorante a préparé la méthodologie qui lui servira de base à l’observation de l’atelier. Le travail de documentation a débuté en fin 2015 et l’étude du dispositif « Le cinéma, cent ans de jeunesse » a donné lieu à une première communication de la doctorante (résumé de la communication).

Rendus et diffusion
A l’issue de la résidence, la doctorante produira un résultat de recherche sous une forme qui sera déterminée progressivement (écrit, oral en conférence, extraits de film etc.). Le travail du chercheur et de l’artiste doit aboutir, sous la coordination de la Compagnie d’Avril, à l’édition d’un écrit mettant en perspective les deux démarches. L’atelier donnera lieu à un film, produit de la collaboration de l’artiste avec les élèves. La Compagnie d’Avril diffusera les rendus sur son site internet, ainsi que lors d’une journée de restitution associant projection de film et discussion autour de l’expérience de résidence. En dehors des actions de la Compagnie d’Avril, les résultats de la résidence pourront être diffusés par les partenaires de l’association.

Septembre 2016 : Formation pour enseignants Collège au Cinéma – Cinémas du Sud

Cette formation proposera aux enseignants des pistes de réflexion pour construire une séquence pédagogique à partir d’un film. Elle présentera une méthodologie de travail et des outils d’analyse. Elle s’appuiera sur l’étude de thématiques et de questions de cinéma formulées à partir de deux films de l’année : Il Giovedi (6ème/5ème) et Pour une poignée de dollars (4ème /3ème)

Date & durée : une journée, le 27 septembre 2016
Publics : enseignants du dispositifs « Collège au cinéma »
Encadrement : LISA LUCCIARDI – artiste intervenante, ELISE TAMISIER- doctorante en sciences de l’éducation et artiste intervenante

Contenu pédagogique

Visuel_il_giovedi1Il Giovedi – Dino Risi, 1963, Italie

L’intervention commencera par la présentation d’une méthodologie visant à créer un corpus de films à partir des thématiques traitées dans Il Giovedi.  Elle se concentrera ensuite sur le thème de la filiation, en proposant une confrontation avec deux autres films : Un monde parfait (Clint Eastwood, 1993) et L’été de Kikujiro (Takeshi Kitano, 1999). L’intervention se poursuivra par la présentation d’un exercice d’analyse de mise en scène portant notamment sur le parcours des personnages dans les différents espaces représentés dans le film. Cette partie permettra de réfléchir collectivement à la manière dont l’histoire est racontée.

 

 

Pour une poignée de dollar – SerVisuelPoigneedollargio Leone, 1964, Italie

L’intervention sur le film de Sergio Leone abordera la question de la mise en scène de la figure de l’anti-héros. Elle développera un exemple d’activité sur photogrammes permettant d’étudier les choix de mise en scène et leur évolution au cours du film. La réflexion sera ensuite étendue à d’autres œuvres de fiction (séries télévisées et cinéma) de façon à percevoir la circulation de ce thème d’une œuvre à l’autre. Des extraits du film de Sergio Leone seront également mis en perspective avec un corpus d’œuvres littéraires, photographiques et picturales (par exemple les œuvres du peintre italien Canaletto).

Do You Think

France | Installation vidéo | 2017 I 13 min I couleur I stéréo

Artiste Lisa Lucciardi
Production Compagnie d’Avril

Projet soutenu par le CAC Arts Visuels 2016 de la région Provence-Alpes-Côtes d’Azur

Site internet de l’artiste : http://www.lisalucciardi.fr/

 

 

 

 

 

Do You Think est une vidéo pensée d’après plusieurs adaptations cinématographiques de l’œuvre littéraire de Charlotte Brontë, Jane Eyre, écrit en 1847. Le projet s’articule autour des questions suivantes : comment un texte écrit se modèle et se remodèle dans différentes mises en scène à des périodes différentes ? Comment observer et faire entendre à la fois la répétition et la variation ? L’intention de l’artiste est de rendre perceptible les écarts, de façon à mobiliser une attention spécifique tout en proposant l’expérience d’une incertitude et d’un trouble pour le spectateur qui écoute et regarde.

“Do you think I can stay to become nothing to you? Do you think I am an automaton? —a machine without feelings? And can bear to have my morsel of bread snatched from my lips, and my drop of living water dashed from my cup? Do you think, because I am poor, obscure, plain, and little, I am soulless and heartless? You think wrong! —I have as much soul as you, —and full as much heart! And if God had gifted me with some beauty and much wealth, I should have made it as hard for you to leave me, as it is now for me to leave you. I am not talking to you now through the medium of custom, conventionalities, nor even of mortal flesh; —it is my spirit that addresses your spirit; just as if both had passed through the grave, and we stood at God’s feet, equal, —as we are!”Jane Eyre, Charlotte Brontë 1847.

“Pensez-vous que je peux rester et n’être rien pour vous ? Pensez-vous que je suis un automate ? Une mécanique dépourvue de sentiments ? et que je pourrai supporter qu’on m’arrache le morceau de pain que je portais à mes lèvres et qu’on jette sur le sol l’eau de la vie que contenait ma coupe ? Pensez-vous, parce que je suis pauvre, obscure, quelconque et menue, que je n’ai ni âme ni cœur ? Vous pensez mal! J’ai une âme tout comme vous et tout autant de cœur ! Et si Dieu m’avait accordé quelque beauté et grande fortune, vous auriez eu autant de mal à me quitter que j’en ai aujourd’hui à vous quitter. Je ne vous parle pas aujourd’hui par le truchement de l’habitude, des conventions, ni même de la chair mortelle ; c’est mon esprit qui parle à votre esprit, tout comme s’ils étaient tous deux passés par la tombe et que nous nous trouvions aux pieds de Dieu, égaux…comme nous le sommes.” – Texte traduit par Dominique Jean pour les éditions Gallimard, 2008.

Cinéma du réel – Afriques

Intervenante Elise TAMISIER
Public Lycéens d’option Arts visuels
Durée 15 heures réparties en 4 séances de 3 heures et une demi-journée à L’Alhambra
Partenaires Lycée Marseilleveyre, Cinéma L’Alhambra
Date octobre – décembe 2016

L’objectif de ce module est de proposer aux élèves une réflexion sur la notion de « cinéma du réel », à travers la découverte de plusieurs cinéastes. En choisissant des cinéastes aux regards très singuliers et affirmés, il me semble possible d’amener les élèves à entamer une réflexion qu’ils pourront poursuivre par la suite dans leur parcours individuel. Cette réflexion tournera notamment autour des questions que pose la notion de « cinéma du réel » : le cinéma montre-t-il la réalité ? Que peut le cinéma ? Les écritures du réel sont-elles des écritures artistiques ?

Ce qui réunit ces cinéastes, c’est le continent qu’ils ont choisi de montrer, chacun à la manière. En choisissant le continent africain comme point commun, j’ai souhaité également inviter les élèves à une réflexion sur un territoire et sur ses représentations cinématographiques. Au fil de ces films, quel regard sur l’Afrique nous façonnons-nous, comme spectateur et comme citoyens du monde ?

Exercice pratique : initiation au montage
A partir d’images et de sons fournies par l’intervenante, les élèves réaliseront en petits groupes un montage de quelques minutes. A partir de la même manière sonore et visuelle, chacun proposera donc un regard sur une même matière documentaire.

Filmographie
Bamako, Abderrahmane SISSAKO, 2006
Nous venons en amis, Hubert SAUPER, 2015
Demande à ton ombre, Lamine Ammar-Khodja, 2012
Afriques : comment ça va avec la douleur ?, Raymond DEPARDON, 1996

Documentaire et fiction : frontières et passages

Intervenante Elise Tamisier
Public  Adultes
Partenaires Passeurs d’images, Institut de l’image, Région PACA, DRAC PACA, Ville de Martigues, MJC Martigues, APDL, Cinéma Jean Renoir, Cinémathèque Prosper Gnidzaz

Le premier enjeu de cet atelier est de placer le public au centre du processus de programmation et de l’amener à se poser les questions suivantes : que signifie programmer, montrer un film à un public ? Comment parler des films que l’on aime, comment argumenter ses choix ? Qu’est-ce que cela dit de moi et qu’est-ce que je souhaite transmettre comme message à travers ce choix ? Le support de l’atelier est la projection de films documentaires  peu diffusés.

Le travail de programmation est prolongé par un travail de réalisation. Cette année, cette étape semble essentielle pour que le public prolonge sa réflexion sur la question de la vérité des images qui traverse le thème « fiction et documentaire ». En menant à bien une réflexion allant de l’écriture à la réalisation, le public devient pleinement acteur du processus de production des images, et sa position de spectateur s’en trouve modifiée.

Planning de l’atelier FRONTIERES ET PASSAGES

PASSEURS D’IMAGES 2016 : Les images qui racontent

Intervenante Lisa Lucciardi
Public 6 enfants de 9 à 13 ans
Partenaires CMPP Belle de Mai, ARI, Passeurs d’Images, Institut de l’Image, Région PACA, DRAC PACA
Date octobre 2016 à juin 2017

L’atelier a proposé au public une réflexion sur la construction du récit cinématographique et photographique. L’enjeu de cet atelier est également de développer une pratique de l’image mobilisant le corps et le geste, et ainsi d’impliquer le public dans une réflexion sur sa représentation et ses effets narratifs.

Suite à une initiation aux usages de l’image contemporaine, les participants ont été sensibilisés à la thématique de travail – les images qui racontent – par des activités de dessins conçues à partir d’un corpus d’images fixes (reproduction d’œuvres d’art). Les participants ont visionné le film The Emigrant (Charlie Chaplin 1917) et mené une activité à partir de captures du film. Les participants ont fait des prises de vues en extérieur à partir d’un parcours qu’ils ont planifié pour mettre en image un récit qu’ils ont élaboré et écrit en groupe à partir de l’activité précédente sur les photogrammes extraits du film The Emigrant.

La création finale a évolué vers la réalisation d’une série d’images composées de dessins et photographies découpées, collés et assemblés. Cette création collective a fait l’objet d’une exposition dans les locaux du CMPP à partir du 7 juin 2017 et d’un finissage (en présence des participants, familles, encadrants et partenaires) le 28 juin 2017.

Mémoires imaginées

Intervenante Lisa Lucciardi
Public adultes
Partenaires Maison de quartier Jeanne Pistoun, Maison de quartier Jacques Meli (Martigues), Point formation
Dates décembre 2016 à avril 2017
Restitution exposition du 2 au 20 mai 2017 à la cinémathèque Prosper Gnidzaz à Martigues

L’atelier création d’exposition « Mémoires imaginées » a proposé à ses participants une collecte et une création collective d’images. Les images collectées et réalisées ont été reclassées, associées, manipulées, repensées dans la perspective d’un projet  d’exposition.

L’exposition « Rencontres » présente une série de photographies réalisée par les six photographes débutants de l’atelier. Durant l’hiver 2017, ce groupe est parti à la rencontre d’une ville, d’un paysage et d’un langage nouveaux. Ils se sont aussi rencontrés. Ils ont regardé, marché, parlé, choisi ensemble pour créer un espace commun et des images. L’exposition est le résultat de multiples rencontres.

L’atelier est financé par la Politique de la Ville, les Maisons de quartier et  la Ville de Martigues.