Marseille, portraits

Projet en développement

Synopsis
L’oncle Alain pose des panneaux photovoltaïques sur le toit de son cabanon dans les collines entre deux parties de chasse. Sofiane chevauche à travers Marseille jusqu’à la plage du Bestouan. Un physicien spécialisé en gravité quantique quitte le port et met le cap sur la Sardaigne. Sarah, une serveuse de dix-huit ans, ferme son bar à la Belle-de-Mai et rentre chez elle aux Cinq Avenues. Deux jeunes adolescents traversent à la nage le détroit du Cap croisette pour se rendre sur l’île Maïre. Le maire de Marseille se rend à son dernier conseil municipal.

Autour d’un trajet quotidien ou exceptionnel, des habitants de Marseille mettent en jeu l’imaginaire de leur ville et leur propre territoire. À travers chaque portrait, un espace physique de la ville se découvre tandis que se tend leur propre rapport à la mise en scène. Personne ou personnage, l’image d’eux-mêmes lutte avec une mythologie de la ville. Ensemble, ils brouillent les frontières pour dessiner une carte à la fois intime et romanesque de notre rapport à cet espace social et urbain

Co-réalisateurs : Jonathan Le Fourn, Hugo Bousquet, Elise Tamisier

PLAYTIME

Projet en développement

Dans le cadre des ateliers PLAYTIME, L’ENFANCE A L’ECOLE DU CINEMA, trois cinéastes ont été invités à travailler dans des classes du territoire de Martigues et Port-de-Bouc. Tout au long de l’année scolaire 2019/2020, ils travaillent dans les établissements scolaires sur le thème « Fantômes de cinéma ». En juin 2020, ils présenteront avec les élèves le fruit de leur travail cinématographique.

Cinéastes invités : Emmanuel Vigier, Jonathan Le Fourn, Françoise Alquier
Financements et partenaires : DRAC Paca, Ville de Martigues

Plus d’informations sur le projet pédagogique

Do You Think

France | Installation vidéo | 2017 I 13 min I couleur I stéréo

Artiste Lisa Lucciardi
Production Compagnie d’Avril

Projet soutenu par le CAC Arts Visuels 2016 de la région Provence-Alpes-Côtes d’Azur

Site internet de l’artiste : http://www.lisalucciardi.fr/

 

 

 

 

 

Do You Think est une vidéo pensée d’après plusieurs adaptations cinématographiques de l’œuvre littéraire de Charlotte Brontë, Jane Eyre, écrit en 1847. Le projet s’articule autour des questions suivantes : comment un texte écrit se modèle et se remodèle dans différentes mises en scène à des périodes différentes ? Comment observer et faire entendre à la fois la répétition et la variation ? L’intention de l’artiste est de rendre perceptible les écarts, de façon à mobiliser une attention spécifique tout en proposant l’expérience d’une incertitude et d’un trouble pour le spectateur qui écoute et regarde.

“Do you think I can stay to become nothing to you? Do you think I am an automaton? —a machine without feelings? And can bear to have my morsel of bread snatched from my lips, and my drop of living water dashed from my cup? Do you think, because I am poor, obscure, plain, and little, I am soulless and heartless? You think wrong! —I have as much soul as you, —and full as much heart! And if God had gifted me with some beauty and much wealth, I should have made it as hard for you to leave me, as it is now for me to leave you. I am not talking to you now through the medium of custom, conventionalities, nor even of mortal flesh; —it is my spirit that addresses your spirit; just as if both had passed through the grave, and we stood at God’s feet, equal, —as we are!”Jane Eyre, Charlotte Brontë 1847.

“Pensez-vous que je peux rester et n’être rien pour vous ? Pensez-vous que je suis un automate ? Une mécanique dépourvue de sentiments ? et que je pourrai supporter qu’on m’arrache le morceau de pain que je portais à mes lèvres et qu’on jette sur le sol l’eau de la vie que contenait ma coupe ? Pensez-vous, parce que je suis pauvre, obscure, quelconque et menue, que je n’ai ni âme ni cœur ? Vous pensez mal! J’ai une âme tout comme vous et tout autant de cœur ! Et si Dieu m’avait accordé quelque beauté et grande fortune, vous auriez eu autant de mal à me quitter que j’en ai aujourd’hui à vous quitter. Je ne vous parle pas aujourd’hui par le truchement de l’habitude, des conventions, ni même de la chair mortelle ; c’est mon esprit qui parle à votre esprit, tout comme s’ils étaient tous deux passés par la tombe et que nous nous trouvions aux pieds de Dieu, égaux…comme nous le sommes.” – Texte traduit par Dominique Jean pour les éditions Gallimard, 2008.

(Phèdre)

France | long-métrage fiction/expérimental | 2012

Adaptation et réalisation Jean-Laurent Xynidis
d’après l’oeuvre de Jean Racine
Avec Lou Colombani, Rémi Coste, Catherine Cosquer, Carlos Martins, Morgane Ortin, Daniel Mérino, Laure Quenin, Véronique Pambotzouglou…

Direction de la photographie Guillaume Bourrelly
Musique originale
: Gilles Maugenest

Montage Jérémie Siguan, Jean-Laurent Xynidis
Montage son Frédéric Fichefet
Chorégraphe Margriet de Haene
Costumes Julie Bourgeois
Productrice Marie Tappero
Production Compagnie d’Avril (F)

Soutenu par la Ville de Martigues (13) et la Commission Européenne (INJEP)
en collaboration avec la Régie Culturelle PACA

La mort en son jardin

Autriche/France | Court-métrage fiction | 2011
13 min I couleur I 1:1,85 I stereo

Titre allemand: Der Tod in jenem Garten

Première : festival Les Ecrans Documentaires (Arcueil) dans le programme Filmer la danse (novembre 2011)

Réalisation Jean-Laurent Csinidis
d’après une gravure de Jochen Seitz
Avec Robert Kölbl, Magali Benvenuti, Laure Quenin, Anatol Rakoczy

Direction de la photographie Elke Groen
Chorégraphie Margriet de Haene
Montage et sound-design Frédéric Fichefet
Direction de production Alfie Kral, Zepp Berensmeier
Producteurs Alexander Dumreicher-Ivanceanu, Bady Minck, Marie Tappero
Production Amour Fou Filmproduktion (Aut), Compagnie d’Avril (F)

Soutenu par la Ville de Vienne (Stadt Wien)

Une danseuse traverse un jardin japonais, où se promènent des personnes âgées dans une ambiance apaisée. Une étrangeté diffuse accompagne les rituels de chacun, au rythme à la fois doux et implacable d’un shishi-odoshi. Le jardin lui-même semble accorder une importance particulière à l’un des promeneurs.

Prépare-toi à la mort / Prépare-toi / Bruissent les cerisiers en fleurs
Kobayashi Issa

Sans sommeil

© Elise TAMISIER / Films de Force MajeureFR I Court-métrage documentaire/expérimental I 2010
11 min I 4:3 I stereo

Ecrit et réalisé par Elise Tamisier
Montage Thomas Woschitz, Thomas Bauer
Ingénieur du son Frédéric Théry
Direction de production Marie Tappero
Producteurs Jean-Laurent Csinidis, Marie Tappero, Jérôme Nunes, Elise Tamisier
Production Films de Force Majeure
En coopération avec La Compagnie d’Avril, Catalogue du sensible
Avec le soutien du dispositif Défi Jeune – Envie d’agir, de la Ville de Martigues, et de la librairie L’Alinéa (Martigues)

Plus d’information

Regarder et écouter la ville à contretemps, de six heures du matin à six heures le lendemain – sans sommeil. Constitué d’images fixes et de son direct, SANS SOMMEIL est un parcours visuel et sonore dans Paris, échantillon subjectif d’un cycle de 24 heures fait d’accélérations, de pauses, de silences.

 

Alter Ego

Lux/France | Court-métrage fiction | 2010
15 min | HD REDCAM | Stereo

Scénario et réalisation Jérôme Nunes
Avec Geoffrey Coppini et Laure Quenin

Chef-opérateur Jeff Kieffer
Montage Pia Dumont
Musique Jean-Marc Montera
Directeur de production Jean-Laurent Csinidis
Producteurs Bady Minck, Alexander Dumreicher-Ivanceanu, Marie Tappero, Patrick Gratian
Production Minotaurus Film (Lux), Compagnie d’Avril (F), Green House (F)

Soutenu par le dispositif Envie d’Agir – Défi Jeunes

Première Festival Reflets Marseille 2010

 

Une jeune femme erre, traînant ses talons dans un quartier résidentiel où tout est fait pour être rassurant. Un jeune homme s’apprête à y faire une expérience troublante, quelque part entre fantasme et réalité. Deux actes sexuels, d’abord avec lui-même puis avec l’autre… un autre qui n’est peut-être qu’un autre moi, alter ego invoqué pour briser le cercle de la solitude… Tiraillé entre son double et une jeune femme évanescente, il est confronté à deux échappatoires opposées pour sortir de son isolement. Cette dualité va le précipiter dans un triangle amoureux impossible dans cette équation en permanence déséquilibrée parce que le troisième homme est inéluctablement absent.

Alice

France | long-métrage fiction/expérimental | 2007
93 min I N&B I 4:3 I stereo

Librement inspiré de Lewis Caroll
Ecriture, réalisation
Jean-Laurent Xynidis
Avec Magali Benvenuti, Jérôme Nunes , Fabien Csinidis, Geoffrey Coppini, Magali Lerbey, Caroline Vidal, Laure Quenin, Stéphane Seban, Henri Siguan, Colin Sigaud

Caméra Olivier Nemby
Musique originale
Gilles Maugenest
Montage Jean-Laurent Xynidis
Costumes Julie Bourgeois
Productrice Marie Tappero
Production Compagnie d’Avril (F)

Réalisé avec le soutien du PROGRAMME EUROPEEN JEUNESSE

S’endormir, puis se réveiller en songe dans un monde en noir et blanc, insonore. Tomber, courir, pleurer. Explorer ses peurs et ses désirs, au fil d’une longue danse, en faire naître une musique. Crier, nous réveiller une fois, deux fois… Tourné en vidéo et s’inspirant librement de l’œuvre de Lewis Carroll, le premier long-métrage de Jean-Laurent Xynidis offre à sa figure centrale, Alice, le privilège de l’introspection rêvée, celle qui, vécue inconsciemment, ne laisse prise au « moi ».

Fidèle pour l’essentiel à la poésie d’Alice au pays des merveilles et De l’autre côté du miroir, le réalisateur s’autorise néanmoins d’en personnaliser certains aspects, notamment le passage à l’âge adulte. La marche à travers soi-même d’Alice et le recours à de nombreuses citations cinématographiques traduisent une quête identitaire similaire : tandis que la jeune fille dérive au pays de ses rêves, l’apprenti cinéaste dérive au pays du cinéma.

L’univers songé d’Alice s’offre au spectateur à travers la musique originale de Gilles Maugenest et de somptueux paysages du Midi, dont la sensualité exhausse celle naissante du personnage. La voix d’un récitant, en anglais, accompagne le spectateur dans son voyage de spectateur et Alice dans son rêve initiatique. Cette voix fait-elle d’ailleurs partie du songe ? Ou est-elle seulement adressée à celui qui regarde le film ? Comme dans un univers enfantin, expérience, réalité et logique ont des frontières mal définies. Percevoir (voir et entendre) un film, est-ce l’expérience la plus comparable au rêve ?