Compagnie d'Avril éducation à l'image et au cinéma

Compagnie d'Avril
Alice

France | long-métrage fiction/expérimental | 2007
93 min I N&B I 4:3 I stereo

Librement inspiré de Lewis Caroll
Ecriture, réalisation
Jean-Laurent Xynidis
Avec Magali Benvenuti, Jérôme Nunes , Fabien Csinidis, Geoffrey Coppini, Magali Lerbey, Caroline Vidal, Laure Quenin, Stéphane Seban, Henri Siguan, Colin Sigaud

Caméra Olivier Nemby
Musique originale
Gilles Maugenest
Montage Jean-Laurent Xynidis
Costumes Julie Bourgeois
Productrice Marie Tappero
Production Compagnie d’Avril (F)

Réalisé avec le soutien du PROGRAMME EUROPEEN JEUNESSE

S’endormir, puis se réveiller en songe dans un monde en noir et blanc, insonore. Tomber, courir, pleurer. Explorer ses peurs et ses désirs, au fil d’une longue danse, en faire naître une musique. Crier, nous réveiller une fois, deux fois… Tourné en vidéo et s’inspirant librement de l’œuvre de Lewis Carroll, le premier long-métrage de Jean-Laurent Xynidis offre à sa figure centrale, Alice, le privilège de l’introspection rêvée, celle qui, vécue inconsciemment, ne laisse prise au « moi ».

Fidèle pour l’essentiel à la poésie d’Alice au pays des merveilles et De l’autre côté du miroir, le réalisateur s’autorise néanmoins d’en personnaliser certains aspects, notamment le passage à l’âge adulte. La marche à travers soi-même d’Alice et le recours à de nombreuses citations cinématographiques traduisent une quête identitaire similaire : tandis que la jeune fille dérive au pays de ses rêves, l’apprenti cinéaste dérive au pays du cinéma.

L’univers songé d’Alice s’offre au spectateur à travers la musique originale de Gilles Maugenest et de somptueux paysages du Midi, dont la sensualité exhausse celle naissante du personnage. La voix d’un récitant, en anglais, accompagne le spectateur dans son voyage de spectateur et Alice dans son rêve initiatique. Cette voix fait-elle d’ailleurs partie du songe ? Ou est-elle seulement adressée à celui qui regarde le film ? Comme dans un univers enfantin, expérience, réalité et logique ont des frontières mal définies. Percevoir (voir et entendre) un film, est-ce l’expérience la plus comparable au rêve ?

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